Escale à Tunis

Escale à Tunis (La Goulette), Tunisie

La Goulette est une ville tunisienne comptant 28 407 habitants en 2004 et qui accueille le principal port de Tunis, capitale du pays. Elle est située à une dizaine de kilomètres au nord-est de cette dernière.

Tunis, avec ses 700.000 habitants, forme la capitale de la République Tunisienne mais représente également le centre politique et économique de la nation.
Le centre de la ville et son port se différencient fortement, dans la mesure où le port et les chantiers navals, qui sont parmi les plus actifs de toute l’Afrique, sont curieusement situés dans la partie intérieure de la côte, à environ 10 km à l'extrémité orientale d'une lagune profonde d’un ou deux mètres seulement.
La présence de cette lagune, qui n’est que difficilement navigable et qui ne peut dans tous les cas pas être parcourue par les navires d'un certain tonnage représente un problème logistique qui ne fut résolu qu'au siècle passé lorsque fut ouvert, en 1890, un canal qui reliait la ville à son port de la Goulette : le canal, d’une longueur de 10 kilomètres permet encore aujourd'hui à des navires présentant un tirant d’eau inférieur à 6,5 mètres de pouvoir atteindre les quais du port de Tunis.

Deux grandes digues qui se trouvent sur les côtés du canal augmentent la stabilité de celui-ci.
Les origines de Tunis sont très antiques : les historiens estiment même qu'il s'agit d'une ville beaucoup plus antique que la légendaire Carthage : ce fut presque sûrement l'un des premiers centres habités de la Méditerranée.
Durant les trois guerres puniques, elle prit la parti de Carthage au cours de sa guerre malchanceuse contre Rome.
A la fin du VIIe siècle après le Christ, après que Carthage ait été définitivement détruite par les Arabes, elle accueillit la population de celle-ci qui avait survécu et avait été chassée de sa ville natale par les envahisseurs.


En 894, elle devint pour la première fois capitale et elle le resta pendant une brève période.
En 1270, le roi de France Louis IX tentera en vain de la conquérir.
La ville connut sa période d’or entre le XIIIe et le XVIe siècle, sous la dynastie des Hafsides.
C'est de cette époque que date l’apparition de la plupart des souks : Tunis avait à cette époque environ 100.000 habitants.

Depuis lors, elle est restée la capitale de la nation.
Tunis, en raison également de l'influence remarquable de la France, dont la première tentative de conquête, comme on l’a vu, remonte à Louis IX, est une ville qui présente deux visages : un visage arabe et un autre européen.
Même si le culte de l'Islam se manifeste à chaque coin de rue, le nombre de catholiques à l'intérieur du pays est tout à fait remarquable.
Cette double caractéristique se manifeste de manière constante dans chacune des zones de la ville, laquelle est particulièrement intéressante en raison de la coexistence de nombreux éléments qui sont en contraste absolu mais qui, ici, finissent par former un style particulier.
Le lieu de culte le plus important de Tunis est la mosquée de l’Olive, le sanctuaire islamique le plus grand et le plus vénéré de Tunis.
Sa première construction remonte à 732 mais l’édifice actuel fut certainement reconstruit par les Hafsides entre le XIIIe et le XVe siècle.
A l’intérieur de la salle de la prière, on peut admirer les antiques colonnes byzantines et le mihrab, orné de stucs ; à l'extérieur, le minaret, présentant une hauteur de 44 mètres et construit en 1894 représente le point de référence de la prière de tous les musulmans de la ville.

Tunis possède des personnages historiques qui revêtent désormais le rôle de véritables légendes : l'une de celles-ci est sans aucun doute la princesse Aziza, dont le vrai nom était Fatima, la fille de Othman Dey.
Fameuse pour ses œuvres de charité, lorsqu'elle atteint la fin de sa vie, elle affranchit tous ses esclaves et légua tous ses biens à différentes œuvres de bienfaisance.
Les tombes d'Aziza, de son père et de ses serviteurs sont finement sculptées dans le marbre, tandis que la partie centrale est décorée de céramiques.
On doit également aller admirer le parc du Belvédère, même si le vrai cœur de la vie commerciale de la cité est sans aucun doute la Kasbah, avec son dédale d’échoppes, de ruelles et de boutiques où le marchandage n'est pas seulement une obligation mais devient un véritable spectacle.
Le musée du Bardo, est, après les musées égyptiens du Caire, le plus important de toute l'Afrique septentrionale.
Il contient en premier lieu la plus grande collection de mosaïques romaines du monde entier. Le musée comprend six sections : préhistorique, punique, romaine, païenne, paléo-chrétienne, arabo-musulmane.

Les collections exposées sont réparties sur trois étages.
Les ruines de Carthage, la ville qui contesta la suprématie de Rome sur la Méditerranée se trouve à quelque distance de Tunis.
Il ne reste malheureusement de la Carthage punique qu’une nécropole, les fondations d'un quartier résidentiel, la trace des ports antiques.
La légende raconte que la reine Didon fonda cette ville avant de s’immoler sur un bûcher.
La seconde Carthage, ressuscitée par les empereurs romains a laissé d'importants vestiges : l’Odéon, le Théâtre, les fondations de villas et de termes.
Le charme archéologique de ces lieux ne peut être comparé qu'à celui des temples de la Grèce antique.

Le village de Sidi Bou Saïd avec ses maisons chaulées, ses portails bleus, ses balcons et ses jardins croulant sous les fleurs se présente comme l’une des zones les plus marquées par la culture orientale de toute l'Afrique du Nord.
Elle se présente sous la forme de ruelles étroites et raides, de maisons qui cachent des jardins multicolores et de coupoles qui se détachent sur le vert de la végétation et sur le bleu changeant de la mer.
Les spécialités gastronomiques tunisiennes sont forts variées et délicieuses.
La cuisine tunisienne est enrichie par des saveurs et des épices comme l’anis, la coriandre, la harissa, le cumin, la menthe, l’eau de rose, la fleur d’oranger et l’églantine.
Le couscous avec l’agneau et la daurade représente le plan national par excellence.

Comparée à bien des capitales, Tunis fait figure de grande ville provinciale. Son centre ne pose pas de difficultés d'orientation et pratiquement tous les monuments importants se tiennent dans la médina et dans la ville nouvelle.

Cœur historique et culturel, la pittoresque médina construite au VIIe siècle perdit son statut de centre-ville lorsque les Français fondèrent la ville nouvelle à la fin du XIXe siècle. La mosquée Zitouna, très ancienne (IXe siècle), se dresse sur les fondations d'un édifice religieux remontant au VIIe siècle. Deux cents colonnes provenant des ruines de Carthage soutiennent la salle de prière centrale. Dans les parages, de plaisants effluves trahissent la vocation du souk el-Attarine, le marché des parfumeurs, regorgeant d'huiles aromatiques et d'épices. La mosquée Youssef Dey (1616) fut, quant à elle, la première mosquée ottomane bâtie à Tunis. A proximité s'étend le souk el-Berka, jadis consacré au commerce des esclaves capturés par les corsaires musulmans. Toujours dans la médina, l'énorme mausolée Tourbet el-Bey renferme la dépouille de nombreux beys, princesses et hauts dignitaires de la dynastie husseinite. Un peu plus loin, le centre d'Art et Traditions populaires occupe le dar Ben Abdallah, un bâtiment dont la majesté éclipse presque les collections. Vous pourrez également admirer dans les environs le dar el-Haddad, l'une des plus vieilles demeures du centre. La médina a été classée patrimoine international de l'Unesco en 1981.

 

Les rues de la ville nouvelle sont bordées d'immeubles construits par les Français. Avec leurs grilles en fer forgé et leurs fenêtres à jalousies, ils confèrent au lieu une atmosphère très européenne que viennent renforcer les nombreuses pâtisseries et terrasses de café. Au milieu de cette architecture coloniale, la cathédrale Saint-Vincent tranche par sa physionomie composite, mélange de styles gothique, byzantin et arabe.

 

A l'extérieur du centre-ville, ne manquez pas le musée du Bardo installé dans le palais du Bardo, ancienne résidence des beys husseinites. Ses collections recouvrent les périodes carthaginoise, romaine, chrétienne et islamique.

 

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