Escale à Shanghai

Escale à Shanghai, Chine

Paris de la Chine, reine de l'Orient, ville des aventuriers, des joueurs, des oisifs, des dandys, des missionnaires, des opiomanes, des gangsters et des margoulins... Shanghai a toujours hanté les mémoires. Aujourd'hui, elle s'efforce de jeter aux orties les oripeaux du collectivisme et fait coexister un archaïsme manifeste avec les attributs du modernisme le plus débridé.

Sise à l'embouchure du Yangzi, elle occupait un position idéale pour devenir un port de commerce et bâtit sa fortune sur l'opium, la soie et le thé. Les pauvres de Shanghai étaient si exploités qu'il n'est pas étonnant que le PCC y ait été fondé.

 

La vieille ville n'a encore rien perdu de son attrait, et les anciens bâtiments conservent un certain charme colonial. La ville chinoise, qui abrite les délicieux jardins de Yuyuan et le bazar, demeure un labyrinthe de venelles. Dans l'ancienne concession internationale se trouve la Ville française, dotée d'une étonnante architecture fin de siècle. Nanjing Donglu (rue de Nankin), un peu en déclin, est longtemps passée pour les Champs-élysées chinois ; place Renmin, une batterie de fast-foods s'affichent ostensiblement face au palais de la culture des Travailleurs.

 

Enfin, du Bund (terme anglo-indien désignant un quai sur une berge boueuse), symbole de Shanghai, se dégage une certaine sérénité : son mélange d'architecture néoclassique des années 30 et d'architecture monumentale égyptienne rappelle l'époque où le Bund était le Wall Street de Shanghai. L'un des établissements les plus célèbres de l'époque était la firme anglaise Jardine Matheson & Company, qui possède aujourd'hui environ la moitié de Hong Kong.

 

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